Pour commencer un peu d'
histoire de l'art avec cet
artiste peintre et sculpteur très célèbre : Eugène Henri
Paul Gauguin. Il est né à Paris en 1848.
Ce
peintre a passé les années de sa plus tendre enfance à Lima où son père, mort au large de Punta Arenas, pensait trouver la fortune. Après avoir fait ses études à Orléans,
Gauguin s'embarque dans la marine marchande puis dans la marine française et navigue sur les mers du monde durant six ans. À son retour en France en 1870, il se convertit en agent de change à la Bourse à Paris et connaît un certain succès dans ses affaires. Il partage alors une vie bourgeoise confortable avec sa femme, la Danoise Mette-Sophie Gad, et leurs cinq enfants.
Son tuteur, Gustave Arosa, homme d'affaires et
grand amateur d'art, introduit
Gauguin auprès des
impressionnistes. En 1874, il fait la connaissance du
peintre Camille Pissarro et voit la
première exposition du courant
impressionniste. Comme son tuteur, il devient
amateur d'art et s'essaye alors à la
peinture. Il
expose par conséquent avec les
impressionnistes
pour plus d'informations sur son histoire rendez-vous sur
wikipédia
Ce qui a rendu son
art tellement significatif pour tant de personnes, repose autant sur l'image ou sur la présence de l'homme que nous percevons sur les
objets d'art qu'il nous a laissés. Les objets demeurent comme des symboles de toutes ses actions. Dans le monde moderne, ceci n'est pas si exceptionnel. L'image-type qu'il offre n'est pas non plus exceptionnelle : il est à la fois héros et anti héros, victime et boureau, puisqu'il est confronté au conflit moderne de la liberté individuelle.
Gauguin n'appréciait pas ce monde moderne et la force vive de son ressentiment est toujours présente, étayant toute son
oeuvre. Il a valorisé l'homme. Il a refusé autant les effets destructifs, débilitants, déshumanisants de la sociégé industrielle de l'époque en expansion et de la conscience bourgeoise, que les choses associées à la modernisation et au progrès, les influences contre la nature de l'église et de la culture occidentale sophistiquée.
"Ce n'est pas ce qui fait
l'artiste qui compte, mais ce qu'il est "
Picasso, son grand successeur en tant que présence légentaire, n'avait aucun doute sur la signification dans
l'art de l'artiste lui-même.
Ce qu'il y a d'exceptionnel dans le cas de
Gauguin, c'est l'ampleur. Il a été pris comme un symbole par les penseurs progressistes de son époque.... Il a été appelé : "l'homme primitif suprême" et Van Goh a écrit : "A mon avis, il vaut encore davantage en tant qu'homme qu'en tant qu'
artiste. Ses angoisses, ses rêves et ses espoirs sont restés depuis le centre fascinant de l'attention et de l'identification de l'homme occidental. Son
art reste comme une représentation symbolique de ces images.
Quelques citations pour clôturer momentanément cette discussion sur Paul Gauguin :
"La
peinture doit être à la recherche de la suggestion et non de la description. Le plus important dans un
tableau est ce qui ne s'explique pas"
"
L'abstraction imaginaire est supérieure à la chose vue."
"Ce que je recherche, c'est un coin de moi-même que je ne connais pas encore"
"Chaque
tableau découvre une image de l'homme soumis à des croyances inébranlables qui offrent à l'existence quotidienne les seules clés possibles"
"La partie importante d'un
tableau est ce qu'on ne comprend pas. Les messages doivent être indirects, les questions doivent ne pas avoir de réponses faciles et les images ne doivent pas être trop explicite."
"Ceux qui me font des reproches ne connaissent pas tout ce qu'il y a dans la nature d'
un artiste"
"Je suis républicain parce que je crois en la paix sociale"
"Je crois que chaque membre de la société a le droit de vivre et de jouir d'un mode de vie en accord avec son travail. Un
artiste ne peut pas vivre. C'est donc que la société est mal organisée, et d'une façon criminelle. On peut rétorquer que
l'artiste fait un travail inutile.... alors qu'un homme qui fait quelque chose qui a de la valeur en termes d'argent enrichit la nation. Je répondrais alors que seul l'
artiste enrichit la nation. Ce qu'il y a de valable dans son
oeuvre subsiste même après sa mort. Ceci n'est certainement pas vrai en ce qui concerne l'argent de change.